JB | 26-004 |Arc Raiders : un jeu magnifique en solo, parfois collaboratif ou agressif.

Pour les vacances du temps des fêtes, j’ai acheté et joué au jeu Arc Raiders, un vrai bijou autant au niveau des graphiques, de la bande sonore, du mode de jeu que de la camaradrie en ligne. C’est un jeu comme je les s’aiment, difficile au début avec des compétences limités, des environnements inconnus à explorer, des ennemis (robots) qui sont sans pitié et alimenté pas l’IA (un peu moins de pattern prévisible). Par la suite, la progression est rythmés et agréable.

Ma première console a été la NES avec Mario, j’avais 11 ans! Donc, bientôt 40 ans que je me considère un « gameur ». Console, PC, réalité virtuelle, j’ai tout essayé. Même que l’été dernier, pour mes 50 ans, j’ai fait un retour au classique Donjons & Dragons avec du papier, des dés et des copains autour d’une table pour accomplir une quête (des souvenirs de mon adolescence).

C’est la première fois avec Arc Raiders que je dépasse les 100 heures pour un jeu. Habituellement, c’est 30-40 heures et je prends une pause jusqu’au prochain jeu qui en vaudra la peine.

L’univers de ce jeu est époustouflant.

Voici mon score avant de le désinstaller pour le prochain mois. Question de focaliser sur d’autres choses !

  • Niveau 70 (sur une possibilité de 75)
  • 72 missions complétés
  • 32 blueprints obtenus
  • J’ai éliminé seulement 5 joueurs en 65h sur les cartes !
  • 2,000,000$ dans mon compte
  • Mon véhicule d’extraction est prêt pour la prochaine expédition.

Quelques captures d’écran dans le jeu.

À suivre.

JB | 26-003 | Un don au Parti Québécois pour l’année électorale 2026

Une partie importante de notre système démocratique au Québec est les dons des particuliers. La réforme de la loi électoral de 2013 a rendu l’élection à date fixe et a établi de nouvelle règle pour le financement des particuliers avec un maximum de 100$ de dons par citoyen par année. Le financement des partis est assuré par l’Assemblée nationale selon le nombre d’électrices et d’électeurs qui ont voté pour le parti lors du plus récent résultat de scrutin.

Depuis 2024, le Parti Québécois est le champion toute catégorie dans le financement populaire au Québec.

Selon Élections Québec, le portrait du financement politique en 2023 était le suivant :

Selon Élections Québec, le portrait du financement politique en 2024 était le suivant :

Le résultat de 2025 seront assurément dans la même dynamique!

Pour cette année crutiale, j’ai fais mon don au Parti Québécois pour l’année 2026. Le maximum passe de 100$ à 200$ en année électorale. Vous pouvez le faire en ligne sur le site d’Élection Québec.

Je vous encourage bien sur à faire un don au PQ, ou a un autre parti qui vous représentent mieux si vous le souhaitez. 😉

JB | 26-002 | Mes chemins vers l’innovation et la souveraineté numérique

C’est depuis 2007 que je contribue au développement de diverses stratégies numériques pour le Québec, pour le gouvernement, la culture, le monde de la santé, le monde de l’éducation et l’administration publique en général.

J’ai pris plusieurs chemins.

  • Celui de la recherche académique.
  • Celui du service-conseil.
  • Celui de l’entrepreneuriat.
  • Celui du citoyen dans sa communauté.
  • Il me restait celui du militant politique.

Ce dernier chemin, je l’ai pris en 2022 lors de la campagne du Parti Québécois dans Saint-Jérôme. Depuis, je me suis pleinement investi dans la promotion des idées de la souveraineté numérique dans les instances du parti.

Cette année 2026 est celle de la convergence de 20 ans de parcours variés avec la seule ambition de rendre notre société adaptée à l’ère du numérique.

JB | 26-001 | Ben oui, 2026 !

L’année 2026 est lancée avec un nouveau changement de la gouvernance planétaire avec des actions géopolitiques de Trump et son équipe au Vénézuéla pour la « liberté » et surtout le pétrole. Un classique. J’écrivais ceci en février 2025 :

« Le personnage Trump cherche ainsi à entretenir une forme de « révolution » permanente, produisant un climat d’incertitude continue, monopolisant l’attention médiatique et publique, négociant pour l’emporter et prônant la paix par la guerre. »

La paix par la guerre. Digne de l’œuvre 1984.

Bref, une période de turbulence et de fragilisation de la stabilité internationale. Nous devons passer à l’action et ne pas attendre que les autres décident pour nous. Il faut faire partie de l’action dans le concert des nations. Rapidement.

Justement, ici, au Québec, c’est l’année électorale pour l’élection du Parti Québécois en octobre 2026. C’est la prochaine étape décisive pour ensuite emmener tous les citoyens québécois à souhaiter et à bâtir un pays digne de ce nom. Nous devons préserver notre système démocratique, protéger et donner de l’espoir aux citoyens et collaborer avec d’autres pays pour changer le monde. Parce que la direction actuelle n’est vraiment pas la plus souhaitable pour nous actuellement et nos enfants. On ne lâche pas.

L’identité nationale du Québec à l’ère de l’intelligence artificielle

La nouvelle interface d’Internet

Aujourd’hui, la grande question est de savoir quels services d’intelligence artificielle deviendront les intermédiaires privilégiés entre les utilisateurs et les services mondiaux. Quelles entreprises ou gouvernements domineront l’accès à l’information, aux connaissances, à la main-d’œuvre et à la prise de décision?

Au début des années 2000, Google a révolutionné notre accès à l’information avec son moteur de recherche innovant, utilisant des mots-clés et de nombreux autres paramètres pour fournir des résultats de qualité. Une industrie du référencement (SEO) et du marketing en ligne s’est développée autour de l’objectif d’apparaître en première page des résultats de recherche.

Par la suite, des plateformes de réseaux sociaux comme Facebook (Meta) ont progressivement capté l’attention des utilisateurs dans une sorte d’Internet fermé, avec quelques connexions vers l’extérieur (comme les Pages ou Groupes publics). Cependant, l’essentiel de ce qui se passe sur Facebook n’est pas indexé par des moteurs de recherche comme Google. Depuis, des dizaines de plateformes très populaires suivent le même modèle, telles qu’Instagram, Snapchat, etc. D’autres, comme YouTube, Twitter (avant X) et TikTok, sont au contraire bien visibles et indexées par les moteurs de recherche.

En Asie,  Tencent domine avec WeChat, une application tentaculaire où les utilisateurs, après avoir validé leur identité réelle, ont accès à tout : profil, réseau social, appels audio et vidéo, compte bancaire, etc. Les développeurs créent des applications au sein même de cette plateforme captive. Facebook (Meta) envie certainement cette capacité à être le service omniprésent pour une population de plus d’un milliard de profils. De plus, l’État surveille sans gêne les utilisateurs, et le système de crédit social existe, rendant l’Internet chinois très fermé et surveillé. Nos systèmes démocratiques fragilisés sauront-ils résister aux sirènes de la surveillance au nom de la sécurité?

L’émergence de l’intelligence artificielle comme intermédiaire

Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle grand public, comme ChatGPT et d’autres, nous assistons à une nouvelle course vers la prochaine génération de plateformes et d’applications qui nous donneront accès à notre identité numérique en ligne, aux connaissances disponibles et à des services personnalisés.

Ce sont les agents IA.

Leurs promesses sont vastes. Ils travailleront pour nous, nous assisteront dans des tâches répétitives, créeront du contenu presque magiquement, nous accompagneront, nous soutiendront émotionnellement, seront nos tuteurs, nos coachs, nos confidents.

Bien entendu, ils nous remplaceront efficacement dans plusieurs domaines, poussant ainsi les organisations à licencier des travailleurs au nom de la productivité. Voilà enfin l’opportunité de libérer du temps pour les travailleurs, de leur permettre de choisir ce qu’ils aiment faire et de les requalifier adéquatement. Est-ce que ce sera le cas?

Oui, les IA seront nos premiers enseignants, avec des interactions personnalisées et toujours disponibles jour et nuit. Nous leur ferons confiance, mais pas immédiatement. Car derrière les agents IA se trouvent des algorithmes (modèles) entraînés avec presque toutes les connaissances accumulées par l’humanité jusqu’à ce jour. Ils ont été biaisés par ceux qui les ont créés et développés, tant dans leurs sources d’entraînement (images, textes, etc.) que dans les contraintes imposées dans leur code. Des biais cognitifs numériques avec des conséquences potentielles de réécriture de l’histoire et des narratifs du monde à venir. C’est la cyberguerre du numérique, et elle est déjà là. Il faut une littératie du numérique et de l’intelligence artificielle pour tous. C’est urgent.

Le drapeau du Québec? Connais pas!

Les applications d’intelligence artificielle et leurs agents sont puissants et très accessibles dès maintenant. Au-delà de la création de contenu en format texte, il est possible de les utiliser pour créer des images, des vidéos, du son, des objets en 3D, etc., via des requêtes simples (prompts).

Par exemple, via ChatGPT, nous avons accès à l’outil de génération d’images d’OpenAI appelé DALL-E. Maintenant bien intégré à l’interface commune, il permet de créer rapidement des images de qualité. D’autres IA, comme Midjourney, sont spécialisées dans la génération d’images.

Une requête simple avec Midjourney comme « quebec province flag » ou « Quebec province flag in Canada » nous propose ce genre d’images :

Drapeau du Québec selon Midjourney
Drapeau du Québec selon Midjourney

Ou encore pire, comme celles-ci :

Avec DALL-E 3 d’OpenAI via ChatGPT, après ma requête « image du drapeau du Québec », il m’indique qu’il ne peut pas créer une image exacte du drapeau du Québec en raison de ses restrictions sur les symboles officiels. Il me propose d’aller sur Internet pour voir des images officielles du drapeau. En revanche, il m’offre une version stylisée de celui-ci avec son interprétation artistique.

Il est possible de le « manipuler » un peu en lui fournissant une image du drapeau officiel au préalable, mais il continue à créer des versions plus créatives que l’original.

Avec Grok, l’IA de l’entreprise xAI (d’Elon Musk) connectée via X (anciennement Twitter), qui promet de ne pas avoir de contraintes et de filtres, une requête comme « créer une image avec le drapeau du Québec » donne un résultat un peu plus efficace (!), mais certainement au prix de nombreux autres inconvénients d’une quasi-totale liberté (traçable quand même parce que connectée avec un profil).

Par ailleurs, l’application RunwayML permet de créer des vidéos à partir d’images. Lors de mes tests, en utilisant une image de mon précédent article « Guerre de la vérité et souveraineté numérique » , j’ai observé que l’outil modifie la « réalité » dans la vidéo générée de 10 secondes.

Avec Sora, l’application de création vidéo de OpenAI, la production d’une vidéo avec la requête « Quebec flag » permet d’obtenir ce rendu non-crédible.

Enfin, avec un GPT personnalisé nommé AI Video Maker, développé par l’entreprise Descript, il est possible de créer des vidéos de A à Z en quelques clics. L’outil offre un accompagnement pour la génération de texte, une narration audio de qualité et des images personnalisées, produisant un résultat impressionnant, mais présentant un biais culturel flagrant.

Voici une fausse promotion d’un lait au chocolat fabriqué au Québec :

L’exception culturelle québécoise n’est pas prise en compte par l’intelligence artificielle. Sa connaissance synthétisée limite sa compréhension de l’histoire et des symboles d’une nation québécoise en construction depuis longtemps. Nous devons occuper le territoire numérique et celui des agents de l’intelligence artificielle pour nous assurer que notre histoire, notre culture et notre avenir soient visibles et partagés. Bref, nous avons un devoir d’histoire envers nous-mêmes et les prochaines générations.

Et notre drapeau du Québec en émoji ?

Le dossier concernant l’ajout du drapeau du Québec en émoji dans nos applications favorites semble avoir été clos en 2022, avec une fin de non-recevoir de la part du consortium Unicode, responsable de l’ajout ou non des émojis, à moins d’un changement significatif de la situation. Vivement un pays souverain alors !

Notes :

Édition du texte : Utilisation de ChatGPT pour la reformulation (amélioration du style). OpenAI. (2025). ChatGPT 4o (version du 5 février) [grand modèle multimodal]. https://chatgpt.com

Source de l’image d’entête : Midjourney. (2025). Modèle 6.1  (version du 5 février) [grand modèle multimodal]. https://www.midjourney.com