Événements

Atelier : La culture, mal-aimée des priorités? au colloque Bâtissons l’avenir 2010

La 5e édition du colloque Bâtissons l'avenir est lancé. Il est organisé par Force Jeunesse et le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec.

Mon premier atelier est celui sur la culture avec Patricia Boushel, productrice – projet spéciaux, segments et contenu pour le festival POP Montréal, Natalie Chapdelaine, chargée de projets Art-Affaires au Conseil des arts de Montréal, et Mario Cloutier, journaliste culturel de La Presse. Animer par Frédéric Michel, directeur principal aux services-conseils chez KPMG.

Introduction :

Sur toutes les tribunes, il est crié fièrement que la culture est un vecteur important du développement des sociétés et ses retombées sont nombreuses: développement humain et social, emploi, création de la richesse, rayonnement international, fierté, etc. On fait appel à la culture pour se définir en tant que collectivité et en tant qu'individu et pour apporter des solutions novatrices à une foule de problèmes sociaux (décrochage, insertion sociale, divertissement des personnes âgées ou d'enfants malades, etc.).

La culture est branchée, «underground», de masse, populaire, élitiste, avant-gardiste ou révolutionnaire. La culture est partout: dans les institutions culturelles, dans la rue, dans le métro, dans les bureaux, dans les loisirs, dans les conversations, dans les programmes politiques.

Partout, tout le temps, en toutes circonstances: il y a toujours un argument pour défendre la culture. Pourtant, lorsque l'on demande aux Québécois d'identifier leurs palmarès des priorités d'investissement des fonds publics, la culture ne se retrouve jamais dans les trois premières places. Avons-nous la conviction que la culture sera toujours présente et trouvera toujours des moyens de se développer, avec ou sans moyens? Quelle place donne-t-on à la recherche et au développement des arts? Est-ce la culture est reléguée au rang des activités? Et si c'était une question de valeurs et de message véhiculé par nos instances publiques? La culture est la mal-aimée de nos priorités. Et si on était à un pas de réconcilier les citoyens avec la culture, leur culture, sous toutes ses formes…

Les discussions :

Présentation des intervenants :

  • Patricia Boushel : Elle produit le festival Pop Montréal, événement rassembleur et unique, représente les artistes indépendant et de la scène locale de Montréal, c'est une réponse à l'explosion culturelle, grâce à l'Internet, besoins de rayonner, de s'exprimer, de montrer les innovations. Nous faisons de la médiation culturelle (DIY, do it yourself). Pour sensibiliser le manque de communication culturelle. Le partage de la musique sur Internet, changement dans la façon de diffuser l'art en général… C'est ce qui nous animent, se situer comme promoteur d'artiste locaux et comme plate-forme de discussion et d'éducation.
     
  • Mario Cloutier : La Presse est devenu dans sa facture, plus culturel et visuel. La culture est mal comprise, se qui occasionnent des problèmes de support et de financement. Il faut l'encadrer, mais aller au delà, en les suivants, en s'inspirant d'eux. Donner des murs aux artistes! Les technologies sont là, les usages changent… L'ère 2.0…
     
  • Nathalie Chapdelaine : Le Conseil des Arts de Montréal est là pour supporter les organismes culturels. Il est le plus vieux conseil des arts au Canada. Par exemple, nous avons des statistiques des troupes de théâtre qui sont financés, mais pas celles qui sont autonomes. Il y a pourtant effervecance. Nous avons besoins de les répertoriés. En 2009, nous avons supporté 311 organismes dans 8 disciplines artistiques (cirque, numérique, visuelle, cinéma, danse, théâtre)

Partie 1 : La créativité

  • Frédéric : Où en est la créativité au Québec ?
  • Mario : Quelle est le potentiel créatif des Québécois. Le livre de Simon Brault Le facteur C est intéressant. Mais l'offre culturelle est grande et varié,mais il y a du travail à faire au niveau des publiques.
  • Nathalie : Nous sommes dans un économie du savoir et de l'innovation. Pour nous positionner, il faut de la créativité. Les solutions viennent d'un autre modèle que celui qui a créé les problèmes (Einstein). Nous avons des forces avec les pôles économiques ici. La créativité devrait devenir une valeur nationale.
  • Mario : L'horizontalité dans la culture et dans le secteur des arts à Montréal. Elle n'est plus porté que par les artistes, mais par un mélange, un magma de diversité pour créer. Il y a plus de créateur à Montréal qu'à Québec. Montréal est la métropole culturelle par sa diversité et sa population. Montréal, par rapport à Toronto, a une âme !
  • Nathalie : L'âme existe ailleurs qu'à Montréal, comme Trois-Rivières avec leur patrimoine, les gens le sentent ailleurs dans le monde qu'au Québec ont vie l'art.
  • Nathalie : Il y a des milieux artistiques très structurer (théâtre), mais certains autres secteurs c'est moins connu, nous sommes les mieux placé dans le monde de l'art médiatique (électronique, projection, interactivité). Et au niveau de la danse contemporaine est le secret le mieux gardé, nous sommes très reconnue à l'internationale,mais pas beaucoup ici.
  • Patricia : Nous avons tous nos opinions par rapport à la culture, la chanson est parmi nous depuis longtemps, mais les nouveaux arts sont plus difficile à faire connaître.
  • Frédéric : Comment qualifier la culture ?
  • Patricia : Les jeunes ont beaucoup accès à la culture d'ailleurs avec Internet. C'est difficile de catégoriser et de voir ce qui émergent. Risque de trop se faire valoriser par le branding d'une ville ou d'une région. C'est de la culture moderne maintenant.
  • Nathalie : Reconnaitre notre créativité. Ça dépasse le secteur des arts, pensons au monde de la pub (Sidlee à l’internationale). Les médias doivent nous rapporter la nouvelle, d’ici mais surtout d’ailleurs. Ne pas rester dans les mêmes secteurs artistiques.
  • Frédéric : Comment sensibiliser à la culture ?
  • Patricia : "Médiation culturelle pour éduquer la population" est un buzzword dans les demandent de subventions, comme pour remplacer ou combler le rôle des écoles à se niveau. C'est la population qui prend le fardeau parce qu'il n'y a plus de communication.
  • Nathalie : La culture est perçue comme un bloc, au même niveau que la santé, l'éducation. La culture est vue comme un divertissement. C'est difficile à défendre parce que perçu comme un besoin moins prioritaires. Enjeux : Intéger l'activité et la présence de la culture à l'ensemble de nos problématiques sociales.
  • Mario : L'ONF, a lancé des applications iPhone pour diffuser les films.
  • Frédéric : Problématique de la diffusion des oeuvres artistiques ?
  • Patricia : Dans le domaine de la musique, l'industrie est paralysé, comment s'adapter à l'accès libre et piraté. Comparaison entre l'accumulation de la graisse de baleine et l'arrivée du pétrole… Un autre temps arrive. L'industrie passe à l'événementiel, moins de mal de tête, et où ont fait de l'argent. Ils sont très embêtés!
  • Nathalie : la musique est plus contenu sur des supports, mais les arts vivants (théâtre, danse). Se sont des expériences sensorielles. Les festivals sont beaucoup dans le mode "gratuit". Il y a un risque de cette approche du tout gratuit alors qu'il y a des besoins de financement : 1) des abonnements payants, 2) un support le l'état,  et 3) des commandites. Il y a plus de 40 festivals par année à Montréal.
  • Frédéric : Le financement de la culture ?
  • Patricia : 5 organisateurs, pour 430 artistes en 5 jours, 1,300,000 $, surtout en billet ! Achalandage de 43,000 spectateurs. Nous avons 23 sources de financement publiques, beaucoup de paperasse. Avec les coupures fédérales, nous devons faire des approches créatives.
  • Mario : De tout les temps, les arts ont été supporter par les rois, les grouvernements. Il faut encadrer le financement. Avec le Web 2.0, il est possible de vendre via Internet. L'importance du privée, mais avec la crise économique, c'est plus difficile. L'acte créatif est un travail et il mérite d'être rémunéré.

Réflexions du public :

  • M. Dhavernas : Le problème est dans la production, la diffusion et l'exportation, non pas la créativité. La loi de la propriété intellectuel qui est désuète (le iPod n'est pas reconnu comme un baladeur (taxe sur les cassettes!). Il faut plus se pencher sur les moyens de production et l'économie de la culture.
  • Programme Arrimage entre la Jeune chambre de commerce de Montréal et le Conseil des Arts de Montréal. Organisme Artscène Montréal. Des projets de sites Web pour répertorier les événements culturelles. ARTV avec sa plate-forme Le Fil… à suivre.

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